Glossaire EMI
Ce glossaire a pour objectif de lister et de définir les termes de l'EMI. Il est organisé selon cinq grands thèmes qui correspondent aux fiches EMI de notre « Parcours citoyen » (en cours de construction).
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Glossaire « EMI et Intelligence articielle »
Agent conversationnel : (« chatbot » en anglais) système informatique capable d’interagir avec un humain ou une machine via un langage naturel (oral ou écrit), dans le but de fournir des informations, accomplir des tâches, ou simuler une conversation sociale.
Algorithme : description d'une suite d'étapes permettant d'obtenir un résultat à partir d'éléments fournis en entrée.
Algorithme de tokenisation : Un algorithme de tokenisation est un processus qui découpe un texte en unités élémentaires appelées tokens (« Jetons» en français : mots, sous-mots, caractères...), tout en respectant des règles linguistiques et techniques (gérer les mots inconnus ou les erreurs d'orthographe, normaliser le texte : majuscules/minuscules, ponctuation...). La tokenisation a donc pour objectif de convertir le texte en une séquence de tokens compréhensibles et exploitables par l'IA.
Biais de confirmation de l'IA : tendance des IA génératives à renforcer les idées ou les questions orientées de l'utilisateur au lieu de donner un avis neutre. Les modèles génératifs cherchent ainsi à valider les hypothèses qu'on leur soumet dans une recherche de fluidité (formuler des réponses polies et bien écrites qui semblent vraies) et d'absence de contradiction (ne pas dire à l'utilisateur qu'il a tort afin de le garder à l'aise et d'éviter qu'il ne change de modèle d'IA).
Effondrement de l'IA : phénomène où un système d’IA, en apprenant de ses propres sorties ou de données générées par d’autres IA, voit ses performances se dégrader, développer des biais, ou devenir instable. Ce problème est devenu l’un des défis majeurs de l’IA générative, notamment avec l’essor des modèles auto-réplicatifs, comme les LLM qui s’entraînent sur leurs propres réponses, et des écosystèmes d’IA interconnectés.
Empoisonnement de l'IA : attaques qui visent à modifier le comportement d'un système d’IA en introduisant des données corrompues en phase d’entraînement (ou d’apprentissage). Elles supposent que l’attaquant soit en mesures de soumettre des données à utiliser lors de l’entraînement du système d’IA.
Hallucination de l'IA : phénomène où un modèle d’intelligence artificielle, notamment un modèle de langage (LLM) ou un agent conversationnel, génère une réponse qui semble plausible, cohérente, voire convaincante mais qui est en réalité fausse, inventée, contradictoire avec les faits établis, ou déconnectée de la réalité.
IA générative (IAG) : type d'IA capable de créer de nouveaux contenus à partir de grandes quantités de données (conversations, textes, images, vidéos, musiques...).
Infection de l'IA : campagne volontaire de production et de diffusion massive de contenus biaisés (faux articles, fake news lancées et relayées sur les Réseaux sociaux, invention/falsification de rapports, création de faux sites imitant des vrais...) afin que ces contenus noyés dans la masse soient scrapé sur internet par les bots et servent à entraîner les IA, générant des erreurs dans les réponses de ces modèles entraînés sur des corpus de documents dont une partie sont biaisés.
Large Language Model (LLM) : (« Modèle de Langage à Grande Échelle » en français) type d’intelligence artificielle spécialisé dans la compréhension, la génération et la manipulation du langage humain (écrit ou oral). Ces modèles, entraînés sur des masses colossales de données textuelles, sont capables de générer du texte cohérent et contextuel, traduire des langues de manière précise, répondre à des questions complexes en combinant des connaissances variées, simuler des conversations naturelles et produire, analyser et résumer des documents.
Prompt : (« Invitation » ou « incitation » en français) instruction, question ou description donnée à un système d’intelligence artificielle afin d’obtenir une réponse ou un résultat spécifique. Le prompt est l’élément clé de l’interaction avec l’IA générative et les assistants vocaux.
Réseau de neuronnes artificel : modèle informatique et mathématique inspiré du fonctionnement du cerveau humain, conçu pour apprendre à partir de données et prendre des décisions (classification, prédiction, génération de texte...). Il est constitué de nombreuses unités simples appelées « neurones artificiels », organisées en couches et interconnectées par des poids, qui apprennent à transformer des entrées (données) en sorties (prédictions, décisions) en ajustant ces poids lors de l’entraînement.
Source : dans le contexte de l'IA, spécifiquement celui des IA génératives (comme les modèles de langage, les générateurs d'images ou de vidéos), le terme désigne l'origine des données ou des informations utilisées pour entraîner les modèles et produire une réponse, un contenu ou une génération. Cette notion est centrale car elle détermine la fiabilité, la traçabilité et l’éthique des productions de l’IA. Il peut s'agir de documents écrits, vidéos, audios mais aussi de données générées par l'IA avec un risque d'empoisonnenemt de l'IA.
Glossaire « Construction de l'information »
Angle : l’angle (ou angle éditorial) désigne la perspective particulière sous laquelle un journaliste choisit de traiter un sujet. C’est le point de vue unique qui donne une originalité et une valeur ajoutée à un article, un reportage ou un documentaire.
ARCOM : (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) autorité administrative indépendante française chargée de réguler les médias, l’audiovisuel, la presse et les plateformes numériques. Elle a été créée le 1er janvier 2022 par la fusion du CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) et de la Hadopi (Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet). Elle joue un rôle central dans la régulation des contenus en ligne, des médias audiovisuels, la supervision des plateformes numériques, la protection des droits d’auteur et la lutte contre le piratage, la lutte contre la désinformation et la promotion de la diversité culturelle.
Concentration des médias : processus par lequel un nombre réduit d’acteurs (individus, groupes industriels ou financiers) prend le contrôle d’une part croissante des moyens de production, de diffusion et de distribution de l’information. En France, ce phénomène est historique, structurel et controversé, car il pose des questions fondamentales sur la liberté de la presse, la diversité de l'information, l'indépendance éditoriale et la démocratie elle même avec la remise en question de la pluralité de l'information. En 2026, la concentration des médias en France atteint un niveau record, avec quelques grands groupes contrôlant l’essentiel de l’audiovisuel, de la presse écrite et du numérique.
Conférence de rédaction : réunion quotidienne ou hebdomadaire réunissant les responsables éditoriaux (rédacteur en chef, chefs de service, journalistes) pour discuter, sélectionner et planifier les sujets à traiter, en fonction de l’actualité et des orientations de la rédaction. Elle permet d'attribuer les angles et les formats à chaque journaliste, de coordonner les équipes pour éviter les doublons et optimiser les ressources, de prioriser des sujets.
Cible : (ou public cible, audience, lectorat) désigne le groupe spécifique de personnes que vise un média ou un contenu journalistique. C’est l’ensemble des individus pour lesquels un article, un reportage, un podcast ou une émission est conçu, en fonction de leurs intérêts, besoins, niveaux de compréhension et habitudes de consommation d’information.
Éclipse médiatique : désigne l’absence soudaine et prolongée d’un sujet, d’une personnalité ou d’un événement dans les médias, alors qu’il occupait auparavant une place centrale dans l’actualité. Ce phénomène peut être volontaire (stratégie éditoriale, censure) ou involontaire (saturation de l’actualité, perte d’intérêt du public).
Information : désigne un fait, un événement, une donnée ou une idée qui est vérifié, contextualisé et diffusé au public par un média, avec pour objectif de l’informer, l’éclairer ou de lui permettre de comprendre le monde. Contrairement à une simple rumeur, une fausse nouvelle ou une opinion, l’information journalistique doit répondre à des critères stricts : véracité, pertinence, actualité et intérêt public.
Information horizontale : l’information horizontale désigne la circulation de l’information entre individus ou groupes de même niveau hiérarchique, sociale ou professionnelle, sans passer par une autorité centrale (gouvernement, médias traditionnels...). Contrairement à l’information verticale (descendante : des institutions vers le public ou ascendante : du public vers les institutions), l’information horizontale se propage de pair à pair, entre égaux, souvent en temps réel et sans filtre éditorial traditionnel. Ce concept est au cœur des réseaux sociaux, des médias citoyens, des plateformes collaboratives et des mouvements sociaux contemporains (Gilets jaunes, Printemps arabe, #MeToo par exemple). Elle repose sur l’autonomie des acteurs, la viralité et la démocratisation de la production d’information.
Information fragmentée : désigne un flux d’informations discontinues, incomplètes ou déstructurées, où les données sont présentées par morceaux, sans contexte global, et souvent sans lien logique entre elles ce qui ne permet pas la compréhension globale d'un sujet. L’information fragmentée se caractérise par : l'absence de narration unifiée (ni début, ni fin), la juxtaposition de bribes d'information, l'absence d'analyse en profondeur et de sources vérifiées, une dépendance à l'attention limitée de l'utilisateur (contenu optimisé pour le scroll, le swipe ou le clic). Ce phénomène est indissociable de l’ère numérique, où les algorithmes, les réseaux sociaux et les formats courts (TikTok, Reels, threads) poussent à la consommation rapide et superficielle de l’information.
Ligne éditoriale : socle, document stratégique et philosophique et éthique d’un média. Elle définit ce que le média choisit de couvrir, comment il le traite, et pour quel public, en alignant ses valeurs, ses objectifs et ses méthodes de production. C’est un cadre invisible mais omniprésent qui guide chaque décision : du choix des sujets à la façon de les présenter, en passant par le ton, le style et les angles privilégiés.
Mème : unité culturelle (idée, comportement, style, information) qui se transmet, se modifie avec des variations créatives et se propage au sein d’une communauté par imitation, humour ou viralité. Dans le contexte d’Internet et des réseaux sociaux, un mème désigne une image, une vidéo, une phrase, un geste ou un concept qui devient viral, souvent de manière humoristique, satirique ou absurde.
Pluralisme : principe fondamental des démocraties (en France c'est un objectif de valeur constitutionnel) garantissant que l’information ne soit pas monopolisée par un petit nombre d’acteurs (gouvernements, groupes industriels, milliardaires). Il repose sur la diversité des sources d'information, des opinions exprimées dans les médias et l'indépendance éditoriale des rédactions. On distingue le pluralisme interne qui concerne spécifiquement les médias audiovisuels (radio/télévision) et garantit une représentation variée des courants de pensée, d’opinion et différents points de vue sur un même sujet et le pluralisme externe qui exige une diversité d’acteurs médiatiques représentant des lignes éditoriales variées et qui ont des propriétaires différents. Le pluralisme des médias permet au public de ne pas dépendre d’une seule source ou d’une seule opinion et de pouvoir se forger une opinion libre et éclairée.
Publication : désigne l’acte final et décisif qui consiste à diffuser une information vérifiée, structurée et prête à être consommée par le public. Elle marque la transition entre la production et la réception de l’information, et engage la responsabilité éditoriale, juridique et éthique du média. contrairement à la simple diffusion, la publication journalistique implique une vérification rigoureuse (sources, faits, contexte), une mise en forme professionnelle (article, podcast, reportage, vidéo...), une décision éditoriale (choix du moment de la publication, du format, de la plateforme) et une responsabilité assumée (corrections, transparence, respect des droits...).
Rédaction : ensemble des activités, processus et équipes chargées de produire, vérifier, valider et publier des contenus journalistiques selon une ligne éditoriale définie, en respectant des critères de qualité, d’éthique et de pertinence. C’est le cœur opérationnel du média, où l’information brute est transformée en récit journalistique, selon des normes déontologiques, éditoriales et techniques.
Reel : vidéo courte et verticale, généralement de 15 à 90 secondes, conçue pour être rapide, engageante et facile à consommer sur les réseaux sociaux. Le terme Reel (« bobine » en français) fait référence à la rotation d’une bobine de film, symbolisant le mouvement et la fluidité de la vidéo. Popularisé par Instagram en 2020 en réponse à la montée de TikTok, le format Reel est devenu l’un des formats les plus viraux du web, adopté par presque toutes les plateformes sociales (Facebook, TikTok, YouTube Shorts, Snapchat...).
Source : toute personne, document, donnée ou entité qui fournit une information à un journaliste. Elle est au cœur du métier, car c’est sur elle que repose la crédibilité, la véracité et la légitimité d’un article, d’un reportage ou d’une enquête. Une « bonne source » ne se contente pas de donner une information : elle doit être fiable, vérifiable et pertinente par rapport au sujet traité. Sans sources solides, un article n’est qu’une opinion, une rumeur ou une fake news.
Story : (« histoire » en français) est un contenu multimédia éphémère, généralement vertical et court, qui disparaît 24 heures après sa publication. Ce format, popularisé par Snapchat en 2013, a été adopté par presque toutes les plateformes sociales (Instagram, Facebook, TikTok, WhatsApp, LinkedIn...) et est devenu l’un des outils de communication les plus puissants du web.
Thread : (« Fil » en français) séquence de messages, de publications ou de contenus liés entre eux, formant une discussion structurée et continue. Le terme s’applique à plusieurs contextes numériques, mais il est surtout associé aux réseaux sociaux, aux forums et aux plateformes de microblogging.
Traitement journalistique : ensemble des opérations intellectuelles et techniques qui transforment une information brute (fait, événement, donnée) en un contenu médiatique publié (article, reportage, vidéo, podcast, infographie, etc.). C’est le processus central du journalisme, qui va de la collecte des faits à la diffusion finale, en passant par l’analyse, la hiérarchisation, la vérification et la mise en récit.
Traitement rédactionnel : ensemble des opérations intellectuelles et techniques qui permettent de transformer un texte brut (brut de décoffrage, notes, idées, données) en un contenu publié, structuré et optimisé pour un public cible. Contrairement au traitement journalistique (qui se concentre sur la vérification des faits et la ligne éditoriale), le traitement rédactionnel met l’accent sur la forme, le style, la clarté et l’adaptation au support.
Glossaire « Désordres informationnels et complotisme »
ARCOM : née le 01/01/2022 de la fusion du CSA et de l'Hadopi, l'Arcom est l'autorité publique française de régulation de la communication audiovisuelle et numérique. Cette régulation s'opère au service de la liberté d'expression dans l'intérêt du public et en concertation avec les professionnels. La première mission de l'Arcom est de garantir la liberté d'expression et de communication audiovisuelle. Ses missions recouvrent à la fois la protection de la liberté de communication, des œuvres, le respect des personnes et du public, la régulation technique et économique du secteur. Elle supervise par ailleurs les moyens mis en œuvre par les grandes plateformes en ligne pour lutter contre la désinformation et la haine en ligne, délivre les autorisations d'utilisation des fréquences radioélectriques pour la diffusion des chaînes de télévision et des radios en veillant au pluralisme et à l'équilibre économique du secteur. Enfin, elle s'assure que les programmes diffusés respectent la réglementation en matière de protection des mineurs, de traitement de l'information, d'organisation des campagnes électorales, de publicité et de représentation de la société dans sa diversité.
Biais d'autorité : tendance à surévaluer la valeur de l’opinion d’une personne que l’on considère comme ayant une autoritée sur un sujet donné : parents, médecins, scientifiques, experts…
Biais de confirmation : tendance naturelle qu’ont les êtres humains à privilégier les informations qui confortent leurs préjugés, leurs idées reçues, leurs convictions, leurs hypothèses.
Bot : un bot informatique est un agent logiciel automatique ou semi-automatique qui interagit avec des serveurs informatiques. Un bot se connecte et interagit avec le serveur comme un programme client utilisé par un humain, d'où le terme « bot », qui est la contraction par aphérèse de « robot ».
Bruit documentaire : ensemble de documents non pertinents résultant d’une recherche d’information.
Bulle de filtre : selon Eli Pariser, la « bulle de filtres » désigne à la fois le filtrage de l'information qui parvient à l'internaute par différents filtres ; et l'état d'« isolement intellectuel » et culturel dans lequel il se retrouve quand les informations qu'il recherche sur Internet résultent d'une personnalisation mise en place à son insu. Ce concept est toutefois remis en question par certains chercheurs comme Dominique Cardon qui explique que ces bulles sont surtout un phénomène social de reproduction. De la même manière que l'on s'entoure de gens qui partagent nos idées et nos valeurs dans notre vie hors ligne, nous faisons de même en ligne. Mais contrairement à la vie hors ligne, en ligne nous sommes plus facilement exposé à une opinion divergente sur internet.
Chambre d'écho : Dans les médias de la communication, une chambre d'écho, ou chambre d'écho médiatique est une description métaphorique d'une situation dans laquelle l'information, les idées, ou les croyances sont amplifiées ou renforcées par la communication et la répétition dans un système défini..
Chercheurs en désordres informationnels : Divina Frau-Meigs, Claire Wardle, Romain Badouard, Gérald Bronner, Dana Boyd, Rudy Reichstadt...
Complotisme : récit explicatif qui attribue la cause d’un événement, d’une situation ou d’un phénomène social à une conspiration secrète, généralement orchestrée par un groupe puissant (gouvernement, élites, organisations occultes...). Contrairement à une simple hypothèse alternative, le complotisme se caractérise par une méfiance systématique envers les institutions officielles (médias, gouvernements, scientifiques...), une explication souvent simpliste et manichéenne (bien vs mal, opprimés vs oppresseurs), une abscence de preuves tangibles compensée par des indices interprétés de manière biaisée, une résistance à la falsification (face à des démentis, les complotistes réinterprétent les faits pour les faire correspondre à leur narratif ou accusent leurs contradicteurs d'être partie prenante du complot).
Cyborg( cybernetic organism ) : être humain (amélioré) qui a reçu des parties mécaniques.
Debunking : identification et démantèlement d’une fausse information.
Deepfake ou hypertrucage : technique de synthèse multimédia reposant sur l’intelligence artificielle et pouvant être utilisée pour créer des infox et des canulars malveillants.
Désinformation : toute fausse information avec l’intention de tromper et duper l’audience.
Effet cigogne : outil rhétorique du complotisme consistant à confondre corrélation et causalité.
Effet Panglos : outil rhétorique du complotisme consistant à partir de la conclusion d'un raisonnement et chercher à en démontrer la véracité.
Effet puits : outil rhétorique du complotisme consistant à tenir un discours pompeux saupoudré de mots à fort impact ce qui empêche l’auditeur sa percevoir sa vacuité.
Fact-checking : ensemble de pratiques et d’outils qui permettent de vérifier une information.
Guerre hybride : emploi par un État contre un autre État de moyens militaires et non-militaires, dissimulés ou non (désinformation, cyberattaques…).
Hoax: anglicisme qui signifie Information fausse, périmée ou invérifiable propagée par Internet.
Ingérence numérique étrangère (INE) : ensemble des actions menées, en utilisant les outils numériques, contre un État par un autre État, une organisation ou un groupe non étatique affilié (hackers, groupes criminels, groupes idéologiques) pour manipuler, perturber ou influencer les processus démocratiques (élection, référendum), l'opinion (médias, réseaux sociaux), les institutions (gouvernement, armée, services de santé...), les entreprises (espionage industriel...) et les relations internationales (guerre hybride, cyberattaques). Pour être qualifie d'INE, une opération doit répondre à quatre modes opératoires : diffuser des contenus manifestement inexacts ou trompeurs, faire usage de moyens inauthentiques (numériques) ou coordonnés, porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation et être réalisée avec l'implication directe ou indirecte d'un acteur étranger étatique, paraétatique ou non étatique. En France Viginum est le service de lutte contre les INE.
Infobésité / Surcharge informationnelle : excès d’information propre à l’ère du numérique qui plonge les individus dans un état de saturation cognitive et émotionnelle face au volume excessif d'informations, souvent redondantes ou contradictoires, qui les submerge. Ce phénomène est amplifiée par l'essor du numérique et des réseaux sociaux.
Information malveillante : toute information diffusée dans l'intention de nuire.
Infox : information mensongère ou délibérément biaisée ; les infox regroupent la désinformation, la malinformation, l’information malveillante et la mésinformation.
Intox : information fausse ancrée dans les perceptions des personnes par une action psychologique massive (propagande par exemple). Parfois utilisé en synonyme de canular.
Ipsedixitism : le fait de croire vraie une assertion non fondée parce qu’on l’a entendue dire par quelqu’un en qui on a confiance.
Legal-checking : né en 2017 avec la création du média les Surligneurs, le legal-checking vise à confronter les discours publics au droit positif afin de lutter contre la désinformation juridique et de préserver la qualité du débat démocratique .
Malinformation : information se fondant sur la réalité mais utilisée dans le but de nuire à une personne, une institution ou un état. (exemple : vrais éléments décontextualisés).
MDM : regroupe la Mésinformation, la Désinformation et la Malinformation.
Mésinformation : une fausse information qui circule mais qui ne résulte pas d’une volonté de nuire, la personne qui la diffuse pense qu’elle est vraie.
Millefeuille argumentatif : outil rhétorique du complotisme qui consiste en une accumulation d’indices, de « preuves » et de détails qui donnent une impression de solidité au raisonnement.
Piège à clic : un piège à clics ou attrape-clics (en anglais clickbait « appât à clics ») est un contenu web destiné exclusivement à attirer le maximum de passages d’internautes afin de générer des revenus publicitaires en ligne, au mépris de toute autre considération.
Post-vérité : idée selon laquelle nous serions dans une période où les faits seraient sujets à interprétation. L’opposition entre le vrai et le faux est remise en question : l’opinion et le ressenti prendraient plus de valeur que les faits.
Propagande : action systématique exercée sur l’opinion publique pour lui faire accepter certaines idées ou doctrines, notamment dans le domaine politique ou social.
Rasoir d'Occam : outil rhétorique du complotisme consistant à privilégier les hypothèses les moins couteuses cognitivement.
Réinformation : pratique qui s’oppose aux médias de masse en prétendant lutter contre la désinformation. Cependant, les médias de réinformation transforment les propos ou les réduisent pour ne donner qu’une version des faits convenant aux idées des auteurs (opinions politiques, conspirationnistes ou complotistes).
Tempête parfaite : situation lors de laquelle plusieurs crises surviennent de manière simultanée et dont les conséquences peuvent être graves.
Troll : individu cherchant l’attention par la création de ressentis négatifs ou visant à générer les polémiques.
Ultracrépidarianisme : comportement consistant à donner son avis sur des sujets à propos desquels on n’a pas de compétence.
Viralité : la viralité dans les médias est la diffusion rapide et imprévisible d'un contenu sur Internet grâce à des relais souvent gratuits. On parle souvent de viralité à propos des médias sociaux, bien que cela s'applique aussi aux médias traditionnels et à la publicité.
Glossaire « Réseaux sociaux numériques »
Algorithme prédictif : Algorithme qui a pour but de prévoir des événements ou des comportements à partir de données historiques.
Algorithme de recommandation : Un algorithme de recommandation est une forme spécifique de filtrage de l'information visant à présenter des contenus qui sont susceptibles d'intéresser l'utilisateur. Concrétement, sur les plateformes sociales ou de mises à disposition de contenus audiovisuels cela peut se résumer par la formule « Vous avez aimé ceci... alors vous aimerez sans doute cela ».
Bot de scraping : processus automatisé par lequel un bot, c'est à dire une application logicielle automatisée qui exécute des tâches répétitives sur un réseau, télécharge tout ou partie du contenu d'un site web. On parle de « web scraping ».
Bulle de filtre : selon Eli Pariser, la « bulle de filtres » désigne à la fois le filtrage de l'information qui parvient à l'internaute par différents filtres ; et l'état d'« isolement intellectuel » et culturel dans lequel il se retrouve quand les informations qu'il recherche sur Internet résultent d'une personnalisation mise en place à son insu. Ce concept est toutefois remis en question par certains chercheurs comme Dominique Cardon qui explique que ces bulles sont surtout un phénomène social de reproduction. De la même manière que l'on s'entoure de gens qui partagent nos idées et nos valeurs dans notre vie hors ligne, nous faisons de même en ligne. Mais contrairement à la vie hors ligne, en ligne nous sommes plus facilement exposé à une opinion divergente sur internet.
Cookie : un cookie (« témoin de connexion » en français) est un fichier texte de petite taille stocké sur l’appareil d’un utilisateur (ordinateur, smartphone, tablette) par un site web ou une application. Il permet aux serveurs de mémoriser des informations sur l’utilisateur, son comportement et ses préférences, afin d’améliorer son expérience de navigation ou de personnaliser les services fournis, notamment commerciaux (achat, paniers en cours, publicités ciblés...).
Cyberharcélement / cyberviolence : La cyberviolence regroupe diverses formes de violences en ligne, incluant les insultes, la diffusion de rumeurs, l’exclusion numérique et le chantage. La notion de cyberharcèlement regroupe ces diverses formes de violences en ligne en y ajoutant les critères de répétition dans le temps et de durée.
Dark pattern / Dark design : interfaces internet manipulatrices ou trompeuses, messages textuels, présentations ou fonctionnalités particulières, volontairement conçus pour pousser l'utilisateur d'une plateforme sociale à faire des choix qu'il n'aurait pas fait en leur absence. Elles reposent par exemple sur le piège de l'urgence (Plus que deux articles en stock !), des apparences (les icônes « refuser » sont moins visibles, les étapes pour refuser plus longues), de l'abonnement caché (Essai gratuit avant abonnement automatique)...
Deep fake : enregistrement vidéo ou audio réalisé ou modifié grâce à l'intelligence artificielle. Le terme fait référence au contenu ainsi créé mais aussi aux technologies utilisées. Le mot deepfake est une abréviation de "Deep Learning" (apprentissage profond) et "Fake" (faux).
Déréférencement : il consiste à faire supprimer un ou plusieurs résultats de recherche associés à l'identité ou au nom d'une personne sur un moteur de recherche (comme Google ou Bing) en demandant à la société éditrice de désindexer le contenu, c'est à dire de retirer le lien des pages des résultats de recherche. ll reste à l'appréciation de la société éditrice et diffère de l'effacement total (le droit à l'oubli permis par le RGPD), qui supprime la source du contenu sur le site web hébergeur.
Digital Services Act (DSA, 2022) : en vigueur depuis le 17 février 2024, le Règlement sur les servives numériques (ou DSA) vise à créer un environnement en ligne plus sûr pour les consommateurs et les entreprises de l'Union européenne grâce à un ensemble de règles conçues notamment pour protéger les consommateurs, les internautes et leurs droits fondamentaux, définir clairement les responsabilités des plateformes en lignes et des réseaux sociaux, traiter les contenus et produits illégaux, les discours haineux et la désinformation et assurer une plus grande transparence, notamment sur les algorithmes.
Données à caractère personnel (DCP) : toute information relative à une personne physique susceptible d'être identifiée, directement ou indirectement (nom, photo, empreinte, adresse postale, adresse mail, numéro de téléphone, numéro de sécurité sociale, adresse IP, identifiant de connexion informatique, enregistrement vocal...
Peu importe que ces informations soient confidentielles ou publiques.
E-réputation : manière dont un individu est perçu et représenté en ligne.
Économie de l'attention : ensemble des techniques dont l'utilisation par les plateformes sociales a pour objectif de capter l'attention de l'utilisateur et de la maintenir afin qu'il passe le plus de temps possible en ligne, pour récupérer un maximum de données personnelles et lui faire visionner le plus possible de publicités génératrices de revenus pour la plateforme. Les techniques utilisées sont : le déroulement infini (infinite scroll), les effets d’immersion, le dark pattern / dark design, les recommandations personnalisées, les alertes et récompenses, l'effet fomo, le fait de jouer sur le besoin de validation et pression sociale (likes, flammes, followers, coches « messages vus »)...
Effet d'immersion : effet qui consiste à créer un écosystème d'application complet au sein duquel l'utilisateur trouve tout ce dont il a besoin.
Effet FoMO : désigne la peur de manquer quelque chose en ne se connectant pas (fear of missing out).
Effet « Ikea »: effet de possession désignant un biais cognitif qui consiste à accorder une valeur excessive à ce que l'on a assemblé, réalisé soi-même.
Effet Werther : (du nom du personnage de Goethe) contagion suicidaire par imitation liéé à la diffusion à grande échelle de contenus relatifs aux suicides de personnalités ou de pairs sur les réseaux sociaux numériques.
Extimité : par opposition à l'intimité, le concept d'extimité, défini par le psychiatre Serge Tisseron, représente le désir de rendre visibles certains aspects de soi jusque-là considérés comme relevant de l'intimité.
Flammes : sur Snapchat, lorsque deux ami.es échangent des « Snaps » au moins une fois par jour, ils obtiennent chaque jour une « Snapflamme ». Une fois gardé suffisamment longtemps pour commencer une Flamme, un emoji feu apparaît sur l’écran de chat de chacun. L'objectif est de forcer la connexion et les échanges de snaps, photos et vidéos afin de ne pas perdre ses snapflammes (un sablier symbolise le fait qu'elles vont bientôt disparaître sans action de la l'utilisateur).
Identité numérique : ensemble des traces numériques et des informations qu’un individu laisse, volontairement ou non sur Internet ainsi que la manière dont il est perçu et représenté en ligne (on parle de e-réputation). Elle englobe les données personnelles (nom, prénom, adresse, date de naissance...), les activités en ligne (publications sur les réseaux sociaux, commentaires, likes, historiques de navigation, achats, télépéage...), les identifiants (adresses e-mail, pseudonymes, comptes sur les plateformes), les interactions sociales (relations, groupes d’appartenance, réputation en ligne), les créations numériques (photos, vidéos, articles, posts...).
Infinite scroll : défilement permanent et infini de vidéos, publications... sur l'écran afin de garder l'utilisateur captif
IA générative (IAG) : type d'IA capable de créer de nouveaux contenus à partir de grandes quantités de données (conversations, textes, images, vidéos, musiques...).
Liberté d'expression : droit d'exprimer librement ses opinions, elle fait partie des libertés fondamentales, piliers de notre démocratie. Sa garantie et son respect favorisent l'émergence d'une société ouverte, tolérante et respectueuse de l'état de droit (Arcom). En FRance, elle est garantie par L’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 24 août 1789 et l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme de 1950. En France (contrairement aux États-Unis) cette possibilité d’exprimer librement ses idées n'est pas une liberté absolue et certaines limites s'imposent à son exercice : des restrictions, pour des motifs précis, sont prévues par le droit et notamment le droit européen. Ainsi, toute incitation à la discrimination, la haine ou la violence ne peut être considérée comme l’exercice légitime du droit à la liberté d’expression. Le droit à l’image, le droit au respect de la vie privée, les propos diffamatoires, les propos injurieux sont également d’autres limites à la liberté d’expression.
Média social numérique (MSN) : plateformes sociales numériques qui comprennent à la fois tous les services faisant appel à des technologies numériques permettant l’interaction entre des utilisateurs et qui fournissent des environnements numériques où la communication interpersonnelle se produit mais qui en plus des RSN ajoutent une mise en avant de certains contenus via des algorithmes de recommandation (à la manière d’une ligne éditoriale algorithmique). WhatsApp est ainsi devenu un MSN depuis l’intégration de la catégorie « Actus ». Les RSN sont ainsi plus centrés sur les relations humaines (interactions, communautés) tandis que les MSN sont plus focalisés sur le contenu (création, partage, diffusion). Tous les MSN sont des RSN (car ils reposent sur des interactions), mais l’inverse n’est pas vrai (un forum comme Reddit est un réseau social mais pas un média social au sens strict).
Personnalisation de l’information : forme de mise à disposition de l'information dans laquelle le journaliste apparaît à l’écran, se met en scène, s’adresse directement au spectateur qui reçoit des notifications de publication ciblées. Elle est une caractéristique de l'information sur les réseaux et médias sociaux numériques et procure un rapport émotionnel à l’information (sentiment que le journaliste ne s'adresse qu'à soi, likes, partage).
Phishing : le phishing (« hameçonnage » en français) est une technique de cybercriminalité qui consiste à tromper une victime pour lui soutirer des informations sensibles (mots de passe, coordonnées bancaires, données personnelles) ou l’inciter à installer un malware (virus, ransomware). Cette attaque repose sur l’imitation d’une entité de confiance (banque, service en ligne, collègue, administration) via des e-mails, SMS, appels téléphoniques ou sites web frauduleux.
Pure player : dans le terme, le terme désigne une entreprise exerçant son activité exclusivement sur internet (on parle également de « tout en ligne ») ; par définition, le pure player ne détient donc aucun point de vente et ne procède à aucun autre mode de distribution à distance (Brut, Blast...)
Réglement général sur la protection des données (RGPD, 2018) : entré en vigueur le 25 mai 2018, le RGPD est un texte réglementaire européen qui harmonise les règles de traitement des données à caractère personnel (DCP)dans toute l’Union européenne en renforçant les droits des personnes, en responsabilisant les acteurs traitant des DCP et en renforçant la régulation grâce à une coopération renforcée entre les autorités de protection des données des pays européens.
Réseau social numérique (RSN) : plateformes sociales numériques qui comprennent à la fois tous les services faisant appel à des technologies numériques permettant l’interaction entre des utilisateurs et qui fournissent des environnements numériques où la communication interpersonnelle se produit.
Revenge porn : « pornographie de vengeance », forme de cyberviolence consistant à diffuser, partager ou menacer de partager des images ou vidéos intimes (nues, en tenue légère, ou à caractère sexuel) d’une personne sans son consentement, souvent dans un contexte de rupture, de conflit ou de vengeance. Cette pratique est illégale en France depuis 2016.
Traces numériques : désigne l'ensemble des données informationnelles et l'activité d'un utilisateur sur internet, laissées volontairement ou non, enregistrées par une machine (par un algorithme, sur un serveur) et stockées dans une base de données. Ces données personnelles concernent un individu ou une collectivité et constitue, par addition, une identité numérique.
Validation sociale : besoin humain marqué par la nécessité d'être reconnu par ses pairs pour soi-même, son comportement, ses actions... Le recherche de cette validation sociale permet de se sentir valorisé, aimé et joue sur l'estime de soi (dans le mauvais sens si ce besoin n'est pas assouvi). Les psychologues soulignent également que la recherche constante de l'approbation de nos actes par autrui peut devenir un vrai frein à l'épanouissement personnel.
Glossaire « Stéréotypes de genre dans les médias »
Biais sexiste : distorsion systématique dans le jugement, les comportements ou les structures sociales, qui favorise un genre (généralement les hommes) au détriment d’un autre (généralement les femmes, mais aussi les personnes non-binaires ou trans), en s’appuyant sur des stéréotypes de genre ou des normes sociales patriarcales. Ces biais peuvent être inconscients (implicites) ou explicites (discriminations volontaires), et ils se manifestent dans tous les domaines de la vie : travail, éducation, santé, médias, politique, justice, technologie...
Égalité de genre : principe fondamental des droits humains qui vise à garantir aux femmes, aux hommes et aux personnes de tous genres les mêmes droits, opportunités, responsabilités et traitement dans tous les domaines de la vie publique et privée. Elle ne se limite pas à l’égalité de jure (devant la loi), mais inclut aussi l’égalité de facto (dans les faits), en combattant les stéréotypes, les discriminations structurelles et les inégalités systémiques qui persistent malgré les avancées légales.
Incel : (contraction de « involuntary celibate », « célibataire involontaire » en français) mouvement en ligne et un sous-culture masculiniste et misogyne, haineuse et parfois violente, composée principalement d’hommes qui se perçoivent comme incapables d’avoir des relations sexuelles ou amoureuses, qu’ils attribuent à des facteurs externes (apparence, société, femmes...). Ce mouvement est centré sur la frustration sexuelle, la haine des femmes et une vision profondément toxique des relations humaines. Les incels sont un phénomène marginal mais dangereux, responsable de plusieurs attentats et violences en ligne. Leur idéologie, bien que minoritaire, influence des mouvements extrémistes plus larges (masculinistes radicaux, extrême droite, groupes anti-féministes) et les pltaformes sociales sont leurs principaux espaces de recrutement et de radicalisation.
Male gaze : (« regard masculin » ou « vision masculine» en français ) concept théorique issu des études féministes et des gender studies, développé par la critique cinématographique Laura Mulvey en 1975. Il désigne la manière dont les œuvres culturelles (films, publicités, jeux vidéo, arts visuels...) sont produites, cadrées et consommées à travers le prisme d’un regard dominant masculin, réduisant les femmes à des objets de désir ou à des personnages secondaires, tandis que les hommes sont les sujets actifs de l’histoire.
Manosphère : ensemble de communautés masculinistes en ligne où des hommes se retrouvent entre eux pour parler de problèmes qu'ils considèrent « typiquement masculins » et ouvertement revendiquer certains stéréotypes de genre et une haine des femmes.
Masculinisme : mouvement social, politique et culturel qui vise à défendre les droits, les intérêts et les spécificités des hommes et des garçons dans la société. Il émerge dans les années 1970 en réaction à une prétendue domination par les femmes de la société et de ses institutions que ses partisans considèrent comme une injustice structurelle envers les hommes, souvent perçue comme une conséquence des politiques féministes.
Publisexisme : une forme de sexisme systémique qui se manifeste dans les campagnes publicitaires, les stratégies marketing et les représentations médiatiques, où les stéréotypes de genre, les rôles traditionnels et les inégalités entre les sexes sont renforcés, normalisés ou exploités à des fins commerciales. Contrairement au sexisme "classique" (qui peut être intentionnel ou inconscient), le publisexisme est structurel : il est intégré dans les mécanismes mêmes de la publicité, un secteur où l’émotion, l’impact visuel et la simplification des messages favorisent souvent la reproduction de clichés.
Stéréotype de genre : idées préconçues par lesquelles les femmes et les hommes se voient attribuer de façon arbitraire des caractéristiques et des rôles déterminés et limités par leur genre. Ces stéréotypes peuvent être descriptifs (ce que les membres d’un genre sont ou font) ou prescriptifs (ce qu’ils devraient être ou faire).
Tradwife : Le terme « tradwife » (contraction de « traditional wife », femme traditionnelle en anglais) désigne un mouvement social et lifestyle qui prône un retour aux rôles genrés traditionnels au sein du couple et de la famille. Ses adeptes, majoritairement des femmes, choisissent de renoncer à une carrière professionnelle pour se consacrer à leur foyer, leur mari et leurs enfants, en adoptant une vision conservatrice et souvent religieuse des relations hommes-femmes Ils. rejette les valeurs féministes d’égalité des genres et défendent une hiérarchie familiale où l’homme est le "chef du foyer" et la femme sa compagne soumise.