ARCOM - Les Français et l'information

« Les Français et l’information »

En 2024, l’ARCOM a publié une étude, réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 3400 français âges de 15 ans et plus, sur le rapport des Français à l’information.

Cette étude se compose de nombreuses infographies et s’organise autour de 4 questions :

  • Les Français s’intéressent-ils à l’information ?
  • Comment les Français s’informent-ils ?
  • Quelle connaissance ont-ils des réseaux sociaux ?
  • Quelle image des médias et des journalistes ont-ils ?

Voici quelques éléments saillants de ce rapport (disponible en bas de page) issus d'un résumé générée par IA :

1. Contexte et objectifs

  • Mission de l’Arcom :
    • Garantir le pluralisme, l’indépendance et la fiabilité de l’information.
    • Lutter contre les fausses informations et réguler les plateformes en ligne.
    • Promouvoir l’éducation aux médias et la citoyenneté numérique.
  • Objectifs de l’étude :
    • Comprendre comment les Français s’informent et perçoivent leur niveau d’information.
    • Analyser leurs sources d’information, leur confiance dans les médias/journalistes, et leur connaissance des réseaux sociaux.
    • Évaluer leur sensibilité aux théories complotistes et leur vision de la régulation.

2. Intérêt et goût pour l’information

  • Niveau d’intérêt :
    • 57% des Français se déclarent très intéressés par l’information (politique, société, environnement).
    • 22% sont peu intéressés (1er quintile).
  • Propension à payer :
    • Seulement 39% ont payé pour s’informer dans les 12 derniers mois (achat de journaux/magazines, abonnements).
    • Les plus âgés privilégient le papier, les plus jeunes les abonnements numériques.
    • La propension à payer est fortement liée à l’intérêt pour l’information (ex. : 43% des très intéressés paient, contre 22% des peu intéressés).
  • Quiz sur l’actualité :
    • Les Français ont des lacunes sur des sujets récents (ex. : 38% ignorent que le Hamas a attaqué Israël, 45% méconnaissent le taux d’inflation en 2023).

3. Sources d’information et attention aux sources

  • Sources principales :
    • Télévision (45%) et réseaux sociaux (20%) dominent, suivis de la radio (15%) et de la presse écrite (10%).
    • Les jeunes (18-34 ans) privilégient les réseaux sociaux (35%), tandis que les plus de 50 ans restent fidèles à la TV (60%).
  • Confiance dans les sources :
    • Les médias traditionnels (TV, radio, presse) inspirent plus de confiance que les réseaux sociaux.
    • 53% préfèrent que l’information soit sélectionnée par des journalistes plutôt que par des algorithmes (16%).
  • Vérification des informations :
    • 60% des Français vérifient les informations qui les intéressent (via d’autres sources, moteurs de recherche).
    • Les jeunes sont plus méfiants et utilisent des outils de fact-checking (ex. : Les Décodeurs, AFP Factuel).

4. Connaissance et perception des réseaux sociaux

  • Usage des réseaux sociaux :
    • 65% des Français les utilisent pour s’informer, surtout les 18-34 ans (80%).
    • Facebook et YouTube sont les plus cités, suivis de TikTok (en forte croissance chez les jeunes).
  • Perception des algorithmes :
    • 31% sont indifférents à la source de sélection (journalistes vs algorithmes), mais 53% préfèrent les journalistes.
    • Les algorithmes sont associés à la désinformation, aux bulles informationnelles et au complotisme.
  • Menaces perçues :
    • Deux grands risques identifiés :
      1. Politique/économique : manipulation par les puissants (patrons, partis, lobbies), censure, corruption.
      2. Technologique : réseaux sociaux, IA, piratage, propagation de fausses nouvelles et de haine.

5. Image des médias et des journalistes

  • Confiance :
    • 42% des Français font peu ou pas confiance aux médias (surtout les jeunes et les classes populaires).
    • Critiques récurrentes : biais politiques, sensationnalisme, manque de transparence.
  • Rôle des journalistes :
    • 53% estiment qu’ils devraient contrôler davantage les informations diffusées sur les réseaux sociaux.
    • 60% soutiennent une régulation stricte des plateformes en ligne (vs 68% pour la libre circulation de l’information).
  • Médias alternatifs :
    • Les jeunes citent des créateurs comme Hugo Décrypte (YouTube), perçus comme accessibles et fiables malgré leur âge.

6. Perméabilité aux théories complotistes

  • Profil des personnes perméables :
    • Jeunes (18-34 ans), classes populaires, peu diplômés.
    • Sources privilégiées : réseaux sociaux (surtout TikTok et YouTube), forums (ex. : 4chan).
    • Facteurs aggravants : méfiance envers les institutions, sentiment d’exclusion, exposition à des contenus clivants.
  • Stratégies de vérification :
    • Les jeunes évitent les sujets anxiogènes (guerres, politique) ou zappent les contenus négatifs.
    • Les plus âgés pratiquent un évitement mental (sélection des sources, recherche d’informations positives).

7. Segmentation des Français

Le rapport identifie 6 segments clés selon leurs pratiques informationnelles :

  1. Les distants (23%) : peu intéressés, s’informent peu (peu de sources, peu de moments dans la journée).
  2. Les traditionnels (22%) : fidèles aux médias classiques (TV, radio, presse).
  3. Les followers (18%) : dépendants des réseaux sociaux (jeunes, urbains).
  4. Les engagés (15%) : très informés, critiques, multiplient les sources.
  5. Les méfiants (12%) : peu confiance dans les médias, sensibles aux théories complotistes.
  6. Les hybrides (10%) : mixent médias traditionnels et réseaux sociaux.

8. Enseignements clés

  • Défiance croissante envers les médias traditionnels, surtout chez les jeunes et les classes populaires.
  • Montée des réseaux sociaux comme source d’information, avec des risques de désinformation.
  • Besoin de régulation : les Français souhaitent un contrôle accru des plateformes et des algorithmes.
  • Inégalités d’accès à l’information : les peu diplômés et les jeunes sont plus vulnérables aux fausses nouvelles.
  • Stratégies d’évitement : les jeunes fuient l’information anxiogène, tandis que les plus âgés filtrent les sources.

9. Recommandations implicites

  • Renforcer l’éducation aux médias (dès l’école) pour développer l’esprit critique.
  • Améliorer la transparence des algorithmes et des sources de financement des médias.
  • Adapter les formats aux jeunes (ex. : vidéos courtes, décryptages accessibles).
  • Lutter contre les bulles informationnelles en diversifiant les sources proposées par les algorithmes.

Pour aller plus loin

Ce rapport met en lumière un paysage médiatique fragmenté, où la confiance et les pratiques varient fortement selon l’âge, le niveau d’éducation et les sources utilisées.

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